L’herbe folle

4 pièces intimes et courtes pour acteurs et marionnettes création 2009 L’herbe folle de Eddy Pallaro

L’herbe folle est un spectacle composé de quatre pièces :

Bleu, Le chevreuil, L’anniversaire, La grange

Chacune est interprétée par un acteur et une (ou deux) marionnette et dure environ 25 minutes. Il est donc possible d’en jouer 1, 2, 3 ou 4 dans la même soirée. Les pièces peuvent exister indépendamment mais, rassemblées, elles créent un ensemble cohérent.
Elles ont été créées pour jouer facilement hors les murs (dans un appartement, un jardin, une bibliothèque, une classe, un musée, un hôpital…), elles peuvent aussi être présentées dans les théâtres, dans des dispositifs qui permettent une grande intimité avec les spectateurs.

L’herbe folle c’est quatre histoires de vieilles personnes ancrées dans la vie, sans nostalgie, sans renoncement, sans anecdote, des histoires avec un avenir, de l’amour, des folies, de grandes histoires.
Chacune d’elle convoque la nature, onirique et  puissante, celle qui emporte tout comme dans les contes.

Dans chaque pièce Eddy Pallaro a réservé une place particulière au marionnettiste.
Dans Bleu, Guillaume Gilliet incarne le souvenir d’un ami du vieil homme-marionnette.
Dans Le chevreuil, Junie Monnier est le double jeune de la vieille femme-marionnette.
Dans L’anniversaire, Philippe Rodiguez-Jorda est le fils du couple de marionnettes.
Dans La grange, Anne Dupagne fait revivre un vieil homme qui la fascinait quand elle était petite fille.

Chaque pièce a permis d’approfondir la relation entre l’acteur et ces étranges présences hyperréalistes qui avaient commencé à nous intriguer pendant le travail de création des Aveugles de Maeterlinck (Janvier 2008 au CDN Thionville Lorraine).
Au final, les morts sont joués par les vivants, les vivants sont en fait des marionnettes saisissantes de vie, et entre ces « êtres » la parole circule. Parfois on ne sait plus très bien qui parle, mais on entend.

« L’herbe folle est une plante qui résiste à toutes les domestications.
C’est elle qui donne du relief lorsque tout paraît contenu et lisse. 
Elle ne se maîtrise pas, elle surgit.
Apparaissent alors de nouveaux paysages.
L’herbe folle, c’est elle qui pousse dans nos têtes quand l’absence d’un être cher nous amène soudain à le voir apparaître.
L’herbe folle, c’est tomber amoureux d’un chevreuil et le suivre toutes les nuits.
L’herbe folle, c’est souffler sur des bougies pour que ses parents s’envolent.
L’herbe folle, c’est vouloir s’enfermer avec un très vieil homme toute la vie. 
C’est la réminiscence de sentiments intérieurs qui par leurs forces emportent tout, la nature, les objets, les individus. 
Et cela crée des tableaux inconnus

Eddy Pallaro, juillet 2009