Catherine Hubin

Un jour de Juin 2004, Bérangère m’a téléphoné : avec la nouvelle création de la compagnie, Va où – ce qui m’arrive à tout le monde, elle voulait mettre en place et développer la structure administrative de la compagnie. Elle cherchait donc une administratrice.

La personne qui lui avait donné mes coordonnées avait dit : « elle va te dire non, qu’elle ne veut pas prendre une nouvelle compagnie en charge, mais il faut insister… »

C’est effectivement ce que je lui ai dit et elle a insisté avec délicatesse mais fermeté et nous avons convenu d’un rendez-vous. Je n’avais jamais croisé le monde de la marionnette. Cela piquait ma curiosité et ouvrait un autre chemin possible, différent des compagnies avec lesquelles j’avais l’habitude de travailler.

Nous nous sommes rencontrées, Bérangère m’a raconté son parcours, m’a expliqué son projet et puis nous avons parlé pendant près de deux heures de littérature et de poésie.

Il en est apparu pour moi une sorte d’évidence et une grande envie de commencer l’aventure avec elle et la compagnie trois-six-trente.
J’ai toujours décidé de travailler avec tel ou tel artiste pour ce que l’on peut construire ensemble tant artistiquement qu’humainement.

C’est une des plus belles rencontres professionnelle et humaine que j’ai faite depuis plus de vingt ans que je fais ce métier.

Les autres artistes avec qui j’ai partagé ou je partage encore le chemin : Michèle Guigon, Etienne Pommeret, Thierry Bédard, Pierre Guyotat (Festival d’automne), Antoine Caubet, Ludovic Lagarde, Ziani-Chérif Ayad (année de l’Algérie en France), Eric Petitjean…

Catherine Hubin